McCann People Blog prend un nouveau tournant et devient Universal Communication Blog.
En effet, la société change d’air et a été acquise par un nouveau patron ( Mick Daman, CEO Universal Communication). Vu qu’elle retrouve son nom d’origine, le blog en fait de même et vous donne rendez-vous sur http://ucww.wordpress.com
Bonne visite!
Beste bloggers,
De McCann People Blog gaat een nieuw leven tegemoet en heet voortaan Universal Communication Blog.
Dit is inderdaad het gevolg van de naamswijziging van ons bedrijf en de aankomst van een nieuwe directie ( Mick Daman, CEO Universal Communication).Kortom we zijn terug Universal Communication en onze blog vindt u terug op http://ucww.wordpress.com
Alors que les sociétés s’inquiètent du bien être de leurs talents au ‘sommet’ de l’organisation et font tout leur possible pour ne pas les perdre, le bât blesse en vérité dans la majorité des organisations à la base, en raison de l’insatisfaction des collaborateurs ‘normaux’. C’est dans le ventre des entreprises que les fonctions-clé se trouvent en majorité, des fonctions qui peuvent être difficilement assumées.
Des données fournies chez Acerta à partir de deux études récentes. D’une part, une étude de candidats effectuée par Kern Selection et Executive Research auprès de 1665 travailleurs montre que les intentions de départ chez les travailleurs sont très élevées en période de crise. 7 sondés sur 10 a posé sa candidature à un poste vacant au moins une fois au cours des six derniers mois.
D’autre part, Acerta, la KUL et Vacature ont conduit une étude en mai de cette année auprès des travailleurs. Plus de 6.200 personnes ont réagi à l’appel et près de 40 pour cent d’entre elles travaillaient dans les services exécutifs et administratifs. L’étude montre que 46,9 pour cent des sondés ont le sentiment que leurs talents ne sont pas suffisamment mis en valeur dans la société.
Afin de sensibiliser la communauté HR et CEO à cette problématique aiguë, et créer une assise sur le sujet, Acerta organise son premier Congrès Acerta sur le talent sous le titre ‘Laissez le talent s’exprimer’ le 2 octobre à la Belgacom Surfhouse à Evère (Bruxelles).
Améliorer l’efficacité sans consacrer un budget plus important, c’est le principal défi que les marketeers ont rencontré cette année. La stratégie la plus adaptée en conséquence est le passage des médias traditionnels aux médias en ligne.
Chez l’Oncle Sam, les trois quarts des marketeers ont vu leur budget se réduire cette année. C’est la dure réalité du marketing en période de vaches maigres. Des chiffres qui émanent de l’étude annuelle de l’Association of National Advertisers and Marketing Management Analytics (ANA/MMA) aux Etats-Unis. L’accent est mis sur l’analyse des objectifs et sur le ‘retour sur investissement’. Au sein des organisations, une meilleure collaboration se fait jour entre le marketing, le département financier et la recherche. L’accountability en hausse y contribue certainement. En effet, les coûts et les bénéfices des campagnes sont désormais clairement cernés. Ce meilleur rapport porte aussi ses fruits auprès de la direction supérieure.
Toutefois, une des constatations les plus étonnantes de l’étude réside dans le fait que pour 92 pour cent des sondés, la mission consiste désormais à faire plus avec le même, voire avec un budget moindre. Pour y parvenir, ils ont choisi dans les trois quarts des cas de passer des médias traditionnels aux médias numériques. En outre, un peu plus de la moitié des personnes interrogées ont fait glisser les budgets consacrés à la construction de marque vers des initiatives marketing davantage promotionnelles. De surcroît, on opte pour des médias dits ‘bon marché’. C’est-à-dire les spots TV locaux en lieu et place des nationaux et des pages publicitaires de 15 secondes plutôt que de 30 secondes.
Pour 39 pour cent du senior management, le marketing représente un coût, mais 43 pour cent considèrent les dépenses de marketing comme un investissement dans le nom de la marque et 20 pour cent ont la plus grande confiance dans les pronostics concernant l’impact des activités marketing sur les ventes.
Il est difficile de ne pas être captivé par ce qu’on appelle la réalité augmentée dont voici tout d’abord une rapide définition (via Wikipedia) :
« Par système de réalité augmentée, on entend un système (au sens informatique) qui rend possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s’appliquer à la perception visuelle (superposition d’image virtuelle aux images réelles) qu’aux perceptions tactiles ou auditives ».
Elle touche de plus en plus de domaines : jeux vidéo, publicité, cinéma, télévision, industries, médical… et je vous propose donc d’étudier ensemble 10 de ses applications concrètes.
1 – S’habiller virtuellement : Zugara, Webcam Social Shopping
Zugara est une Agence de Communication qui vient de présenter une application mixant réalité augmentée et capture de mouvements.
L’idée : proposer aux clients de boutiques de vente de vêtements en ligne d’essayer virtuellement les produits. C’est très malin, surtout quand on connaît le pourcentage très faible de personnes qui achètent sur les sites marchands qu’ils visitent.
Comment ça fonctionne ? On choisit un vêtement, on imprime le code, le vêtement s’ajuste à notre morphologie et reste « fixé » sur nous. Vient ensuite une deuxième phase où un menu de navigation propose d’essayer un autre Tee-Shirt, de se faire prendre en photo pour demander l’avis de tiers personnes… sur Facebook par exemple.
2 – Être totalement immergé dans des jeux vidéos sur mobile : ARhrrrr, Zombie Shooter
Voici une vidéo qui rendrait fou n’importe quel gamer. Réalisée avec un prototype nVidia, elle présente une feuille de papier posée sur une table… qui est en fait un décor en 3D où il est possible de shooter des zombies en temps réel et en réalité augmentée.
3 – Être totalement immergé dans des jeux vidéos sur console : Projet Natal
Après la Wii qui a changé notre façon d’appréhender le gameplay, voici une nouvelle approche du jeu vidéo. Ici, plus de manette, mais un mix impressionnant entre la capture de mouvements et la réalité augmentée. Développée par Microsoft et présentée récemment à l’E3, la technologie du Projet Natal pourrait arriver dans nos salons dès 2010.
4 – Remplacer virtuellement le cadeau Bonux
Ahhh le cadeau Bonux. Une légende de la Pub et un souvenir pour pas mal de ménagères. Ce cadeau, c’est le coup de génie de la marque Bonux qui a su allier la performance de la lessive à l’attractivité d’un cadeau dans la boîte. Un cadeau qui a su évoluer avec son temps.
Après le cadeau réel, voici le cadeau virtuel. La marque de Chips Doritos a en effet testé une application de Réalité Augmentée sur le marché Brésilien.
L’idée est simple : sur chaque paquet, la marque a placé un code de réalité augmentée, et a invité les clients à l’utiliser sur www.doritos.com.br. Ils y découvraient ainsi un petit monstre jouet virtuel « qui adore les Doritos ».
Ce monstre devait ensuite être libéré, et pouvait être ajouté sur un profil Orkut (le réseau social le plus populaire au Brésil). Il était également possible de prendre des photos, ou d’obtenir un certificat de naissance pour le petit monstre.
5 – Renforcer l’immersion lors des visites de musées
Grâce à une technologie appelée Héritage 3D, le Château de Vincennes (ancienne demeure des rois de France) a permis à ses visiteurs de découvrir le cabinet de travail de Charles V à l’occasion de Futur en Seine, la première fête du numérique en Ile-de-France.
Equipé d’un moniteur doté d’une double caméra, «l’une orientée vers l’utilisateur, l’autre vers la pièce», le visiteur voit apparaître sur l’écran le cabinet tel qu’il était à l’époque de Charles le Sage. La pièce actuelle a d’abord été entièrement numérisée, et tout a été recréé dans les proportions exactes grâce à de longues recherches.
Une quarantaine de marqueurs ont ainsi été positionnés sur les murs de la pièce, permettant à la console de savoir où elle se situait et ce qu’elle devait montrer.
6 – Présenter des produits en magasin : l’exemple de Lego
Jouer aux Lego, c’est un peu un passage obligé quand on est petit (tout comme les Playmobil). On traverse les magasins de jouets en pleine transe, assommé par l’envie de tout acheter.
Et comme si ça ne suffisait pas, lego commence à mettre en place des Lego Digital Box. Kezako ? Il s’agit de bornes de réalité augmentée où il est possible d’observer son jouet dans les moindres détails sans avoir besoin d’ouvrir la boîte.
7 – Aller plus loin dans la découverte grâce à l’encyclopédie augmentée
Premier livre de réalité augmentée, cette encyclopédie développée par la société METAIO nous donne une bonne idée des convergences auquelles nous pouvons nous attendre dans les prochaines années. Ici, plus besoin d’extrapoler, le sujet d’étude s’anime sous nos yeux.
8 – Ameubler son logement sans se déplacer
Ce canapé irait-il bien dans le salon ? Ce meuble a-t-il a la bonne couleur ? Ici, plus de questions à se poser. Cette société propose en effet de placer des éléments virtuels dans votre environnement bien réel. Prenez des photos de votre habitation, et travaillez-les dans le programme. Une excellente façon d’inciter à l’achat en permettant aux futurs clients de se projeter facilement.
9 – Parcourir un catalogue interactif
Les prospectus… on en reçoit des tonnes et ils se ressemblent tous.
Même s’il est fort probable qu’un tel catalogue ne se développe pas exactement sous cette forme, ce prospectus interactif préfigure probablement notre façon de gérer le shopping dans 10-15 ans.
10 – Naviguer dans l’infosphère
Le développement du Web, les réseaux sociaux et les différentes technologies associées semblent nous orienter vers la création d’une véritable sphère d’information, ou Infosphère. Encore improbable il y a quelques années, elle devient de plus en plus concrète, comme le montre cette application mobile de réalité augmentée appelée Layar. Développée pour Android (par la société SPRXMobile), elle réagit en direct avec votre environnement et le complète d’informations issues du réseau.
Ce processus – permis par la géolocalisation – incruste ainsi des infos bulles, de nouveaux éléments sur la réalité observée. Testé pour le moment au pays bas, il y a fort à parier que les grands du secteur vont rapidement envahir le terrain.
Exemple : associer toutes les données de google street view à une application comme celle-ci. On pointerait ainsi un endroit, et google reconnaîtrait les éléments et nous enverrait les infos associées.
Et en conclusion pour terminer en beauté, voici un reportage complet de France 24 sur la Réalité Augmentée.
Le site de socialisation a annoncé qu’il gagnait désormais plus d’argent qu’il n’en dépensait. Et qu’il avait passé le cap des 300 millions de membres. Facebook n’a pas encore indiqué s’il était près d’enregistrer un bénéfice net, mais il semble indiquer qu’il commence tout juste cependant à rentabiliser sa popularité.
Le co-fondateur et patron du site Mark Zuckerberg a annoncé sur un blog qu’il était arrivé à obtenir « un cash flow positif » au trimestre dernier, en avance sur l’échéancier prévu puisqu’au mois de mai encore il pensait qu’il lui faudrait attendre l’an prochain pour atteindre cette étape. Cela fait déjà près de deux ans que le site dégage des excédents bruts d’exploitation (EBITDA) tous les trimestres.
« C’est important pour nous parce que cela met Facebook en position d’être un service indépendant et solide à long terme », a précisé M. Zuckerberg.
Avec cette annonce Facebook n’a pas encore indiqué s’il était près d’enregistrer un bénéfice net, mais il semble indiquer qu’il commence tout juste cependant à rentabiliser sa popularité.
M. Zuckerberg n’a communiqué aucune donnée financière sur le site lancé dans une chambre d’étudiant de Harvard il y a cinq ans, alors que les spécialistes estiment à plusieurs centaines de millions de dollars par an les revenus tirés de la publicité.
Enfin le site a confirmé que sa croissance se poursuivait à un rythme soutenu, avec 50 % d’utilisateurs de plus qu’en avril, ce qui consolide encore sa place de numéro un mondial.
D’après l’Apec, l’indicateur de prévisions d’embauches n’a jamais été aussi bas, avec 36 % d’entreprises qui envisagent de recruter (12 points de moins que l’an dernier). Le Credoc note une baisse de 24 % des recrutements pour 2009. Par contre, dans le secteur banque et assurance, 63 % des entreprises prévoient d’embaucher prochainement et le Credoc compte 989 400 projets de recrutements pour 2009. Certains secteurs sont en plein essor, comme la construction durable. Au niveau mondial, les entreprises peinent à recruter des professionnels de métiers manuels, des techniciens, des ingénieurs, des managers et des cadres dirigeants (étude Manpower).
La communication RH est dès lors toujours bien utile car elle reflète l’image de l’entreprise. De plus, une entreprise qui communique se fait remarquer et augmente sa visibilité. La communication RH évolue actuellement, car les candidats et salariés veulent de la transparence. L’entreprise doit dès lors faire usage de divers canaux pour favoriser l’échange, comme un site internet RH par exemple. Le temps des fausses promesses est révolu et il faut montrer à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur.
Résultats de l’Étude issue de Consojunior : les jeunes croient dans le travail et 70% d’entre eux sont “plutôt optimistes”.
Consojunior scrute pour la première fois les préoccupations, attentes et espoirs des moins de 20 ans vis-à-vis du monde du travail. Ils sont les premières victimes de la crise : horizon bouché, conjoncture défavorable à l’entrée sur le marché du travail, perte de sécurité de l’emploi… un discours que les jeunes entendent continuellement. Dès lors, comment les moins de 20 ans appréhendent-ils leur avenir ?
La priorité : un travail intéressant et une qualité de vie professionnelle
Dès 13 ans, la moitié des jeunes se sent réellement concernée par le travail, mais cette préoccupation n’est pas véritablement anxiogène. Même si le nombre des pessimistes augmente avec l’âge, la très grande majorité des jeunes (70%) se dit “plutôt optimiste” vis-à-vis du travail.
Dans une situation de l’emploi tendue, les jeunes s’intéressent d’abord au contenu du travail et recherchent en priorité une qualité de vie professionnelle : un travail intéressant et une bonne ambiance.
Toutefois, entre “Optimistes” et “Pessimistes”, les intérêts divergent et chacun choisit son camp. Les premiers privilégient la prise d’initiative, la promotion, la valorisation sociale, alors que les “Pessimistes” s’attachent au confort et à la sécurité de l’emploi.
Catherine Ducerf, Responsable de Consojunior, Pôle Media et Consommation TNS media intelligence analyse : «les jeunes d’aujourd’hui font preuve d’une grande maturité dans la réflexion sur leur avenir : leurs attentes sont relativement proches de celles des adultes avec un fort besoin de reconnaissance sociale. Il est intéressant de voir que des notions plus matérialistes comme “avoir un bon salaire” sont secondaires dans leurs préoccupations. »
Les aspirations des Filles et des Garçons divergent en matière d’emploi
Dès 8 ans, les garçons aspirent au respect de leur rythme de travail, une exigence qui se renforce avec l’âge. Les garçons attendent en priorité du travail la réussite individuelle et la promotion. Ils privilégient le salaire et l’indépendance vis-à-vis d’un patron.
Du côté des filles, les attentes sont liées à l’ouverture sociale et culturelle (travail à l’étranger, rencontres,…). Les filles semblent s’impliquer plus tardivement que les garçons dans le monde du travail. Elles s’approprient alors de plus en plus les traits dominants des garçons : pouvoir et fierté professionnelle.
Les managers doivent tenir compte de différents styles de communication et de l’attitude vis-à-vis des avantages (extralégaux) en ce qui concerne les différentes générations, montre la dernière édition du Kelly Global Workforce Index qui reflète l’opinion de près de 100.000 personnes dans 34 pays, dont la Belgique.
Les générations sont réparties entre les groupes suivants : 18 à 29 ans (Génération Y), 30 à 47 ans (Génération X) et les baby-boomers (48 à 65 ans). L’étude – menée pour le compte de Kelly Services – révèle par exemple que la génération la plus jeune utilise de plus en plus la messagerie instantanée (« Instant Messaging »), tandis que les trois générations préfèrent communiquer en face à face. En matière de bonus et de gratifications, de nombreux travailleurs plus âgés préfèrent les gratifications financières, tandis que beaucoup de travailleurs issus de la catégorie 18-29 ans préfèrent les bonus sous forme de loisirs ou d’opportunités de formation.
Principaux constats:
- les baby-boomers pensent qu’ils comprennent mieux les différences entre les générations que leurs collègues plus jeunes.
- la génération Y, celle des travailleurs les plus jeunes (18-29 ans), adopte l’attitude la plus positive vis-à-vis de la productivité qui découle des différents groupes d’âge sur le lieu de travail.
- près d’un tiers des répondants (30 %) a déjà été impliqué dans un conflit né d’une différence d’âge.
- deux tiers des répondants, plus précisément 67%, affirment qu’ils adaptent leur mode de travail aux collègues d’une autre génération.
Ann van der Voort, Operational Manager Belgium & Luxemburg, affirme que les différences entre les générations peuvent parfois faire naître des frictions entre les travailleurs. Si ces différences sont abordées de façon adéquate, elles peuvent présenter des aspects positifs. L’étude montre également que 29% des répondants belges sont d’avis que les différences entre les trois générations permettent une hausse de productivité, tandis que 21% pensent exactement l’inverse. La majorité des travailleurs pensent que les différences entre les générations n’influencent en rien la productivité. “Si les différences entre les catégories d’âge sont utilisées à bon escient, elles peuvent devenir un stimulant puissant pour la créativité et la productivité chez les travailleurs, précise Ann van der Voort. Plutôt que d’étouffer cette diversité dans l’œuf, les bons employeurs l’utilisent afin de générer de nouvelles idées pour faire des affaires.”
D’après les résultats du baromètre Manpower des perspectives d’emploi, les employeurs n’anticipent pas encore de reprise sur le marché de l’emploi en Belgique. La Prévision Nette d’Emploi pour le 4e trimestre 2009 atteint 0%, indiquant une stabilisation de la taille des effectifs. C’est 1 point de mieux que lors du trimestre précédent mais 6 points de moins que lors du 4e trimestre 2008. Le faible volume d’offres d’emploi, combiné avec l’augmentation du nombre de candidats disponibles sur le marché, rend la recherche d’emploi plus difficile.
Les perspectives d’emploi sont négatives à Bruxelles (-5%), en recul de 9 points par rapport au trimestre précédent. La Prévision Nette d’Emploi reste stable en Wallonie (0%), mais progresse légèrement en Flandre (+3%). Les employeurs anticipent une activité de recrutement assez faible dans la majorité des secteurs sondés. La Prévision Nette d’Emploi enregistre une forte progression et redevient positive dans les secteurs de l’Industrie manufacturière et du Transport, de la logistique et des Communications (tous deux à +4%). L’enquête révèle en outre une amélioration de la confiance des employeurs dans 20 des 35 pays sondés à travers le monde, même si les perspectives d’emploi restent encore négatives dans 15 d’entre eux. Les employeurs des économies émergentes se montrent plus optimistes que ceux des pays du G7 où les prévisions sont partout négatives, à l’exception du Canada. Les perspectives d’emploi restent sombres en Europe, avec des prévisions d’embauche négatives notamment en Espagne (-8%), en Italie (-3%), en Allemagne et au Royaume Uni (tous deux à -2%), en France (-1%) et au même niveau que la Belgique aux Pays-Bas (0%).
À mesure que la récession se poursuit, les employés éprouvent au travail un stress grandissant, qui, si rien n’est fait, pourrait nuire au rendement des entreprises. C’est ce que met en évidence l’étude trimestrielle Workplace Watch lancée par Towers Perrin à l’échelle internationale. En se fondant sur les opinions recueillies auprès de plus de 650.000 employés, Towers Perrin a établi que seulement 55 % des travailleurs estimaient trouver un équilibre entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle, contre 62 % au trimestre précédent. Par ailleurs, l’engagement des employés, indicateur clé du rendement d’une entreprise, est demeuré stable au cours du premier trimestre de cette année.
Le niveau d’engagement des employés, constaté et mesuré par Towers Perrin depuis plus de dix ans, n’a pas diminué depuis le début de la crise actuelle, ce qui est plutôt surprenant. Ce résultat s’explique notamment par le fait que, aujourd’hui, les employés comprennent mieux leur rôle et leurs responsabilités et ont davantage confiance dans leurs perspectives de carrière à long terme qu’il y a un an. Cependant, les données recueillies confirment également que les employés comprennent moins bien les objectifs et les orientations à long terme de leur employeur, et ont une perception moins positive de son leadership. Ces signaux pourraient annoncer le début d’une diminution du niveau d’engagement des employés plus tard au cours de l’année.
La première édition de Workplace Watch compare les données du premier trimestre de 2009 avec celles des cinq trimestres précédents pour évaluer l’incidence du ralentissement économique sur l’attitude des employés face au travail et leur niveau d’engagement. Au cours du premier trimestre de 2009, les résultats ont été légèrement plus favorables sur plusieurs éléments reliés à l’efficacité organisationnelle, la communication, la réputation de l’entreprise et les superviseurs de première ligne, autant d’indicateurs qui contribuent de façon positive à l’engagement des employés. Près des trois quarts (74%) des employés considèrent que la structure de l’entreprise favorise l’efficacité, ce qui constitue une hausse par rapport aux 66% du dernier trimestre de 2008 et aux 58% du premier trimestre de 2008.
Ces résultats suggèrent que les dernières vagues de restructuration ont été effectuées de façon réfléchie, sans nécessairement demander aux employés d’en faire plus avec moins. Parallèlement, 91% des répondants comprennent comment leur travail aide l’entreprise à atteindre ses objectifs immédiats, perception qui est demeurée plutôt stable au cours des six trimestres étudiés. Plus des deux tiers (68%) des employés interrogés croient que leur entreprise leur offre des possibilités de carrière à long terme, contre 60% au début de 2008. De plus, 77% ont l’impression que leur entreprise est bien perçue par la clientèle, ce qui est légèrement supérieur au taux constaté l’année précédente, soit 73%, et qui indique que les employés reconnaissent les efforts déployés par leur entreprise pour s’arrimer aux attentes de leur marché en ces temps difficiles.
Comme on pouvait s’y attendre, les données confirment également que peu de gens songent à changer d’emploi en ce moment. En effet, 71% des répondants ne songent pas vraiment à quitter leur emploi actuel, contre 64% au dernier trimestre de 2007. “Bien que les résultats confirment que les gens sont peu portés à changer d’emploi en ce moment, il est important de prendre en considération l’autre partie des répondants, soit les 29% qui seraient prêts à envisager une telle possibilité, souligne-t-on chez Towers Perrin. Si les niveaux d’engagement ne s’améliorent pas avant l’amorce de la reprise et que le marché de l’emploi reprend de la vigueur, ces personnes pourraient être les premières à quitter leur entreprise. Cette rotation potentielle d’une personne sur trois constitue une autre menace sérieuse à la capacité de l’entreprise de se redresser rapidement, surtout si les futures attritions incluent les meilleurs employés et ceux occupant des postes clés. Les employeurs avisés tenteront de prendre une longueur d’avance sur la relance de l’emploi afin d’éviter de perdre leurs employés les plus talentueux lors de la reprise.”
Autres signaux d’alarme
Des résultats moins favorables relativement à d’autres éléments critiques ayant une influence sur les niveaux d’engagement et le rendement sont aussi très préoccupants. Certaines mesures du leadership, facteur ayant le plus d’incidence sur l’engagement, ont diminué de façon importante. Notons entre autres la baisse substantielle du pourcentage d’employés qui considèrent que la haute direction donne une orientation claire à l’entreprise, qui est passé de 71% à 63% au quatrième trimestre de 2008. Le niveau d’appréciation de l’efficacité du leadership a également diminué: de 56%, il est passé à 50% à la fin de 2008.
“Ces tendances plutôt troublantes lancent un avertissement aux dirigeants, explique Michel Tougas, sociétaire directeur chez Towers Perrin, surtout si l’on considère que la cote du leadership n’était pas la meilleure dès le départ. Les employés s’attendent à plus de la part des dirigeants de leur entreprise. Les gens ont davantage besoin d’obtenir de leurs dirigeants un portrait clair des orientations de l’entreprise et de connaître les aspects prioritaires de leur travail. Bien que les résultats de notre étude indiquent que les dirigeants ont bien relevé le défi de communiquer davantage et d’être plus visibles au cours de la crise, nos données révèlent également qu’ils pourraient être en train de perdre de vue leur vision à long terme, qui demeure essentielle pour encourager et engager les employés.”
Recommandations pour favoriser l’engagement
Les données dégagées de l’étude Workplace Watch suggèrent des mesures que peuvent prendre les entreprises pour s’assurer que les employés demeurent engagés et conservent un sentiment d’appartenance, en particulier dans le contexte actuel. Michel Tougas les résume ainsi: “Les sociétés doivent se concentrer sur cinq éléments. Premièrement, s’assurer que les dirigeants communiquent aux employés la situation de l’entreprise et la manière dont elle s’ajuste au marché, sa vision à long terme et ses objectifs. Deuxièmement, demander aux employés de participer à la gestion des coûts pour leur faire sentir qu’ils ont un rôle actif à jouer. Troisièmement, communiquer de façon constante et transparente les objectifs à court et à long termes. Quatrièmement, écouter les employés et recueillir leurs commentaires. Et finalement, favoriser la formation et les occasions de perfectionnement afin que les gens puissent entrevoir des perspectives d’avenir et s’y préparer.“